Greenpeace publie une étude sur les impacts et les bénéfices de la microgénération photovoltaïque décentralisée au Brésil

L'étude Mitsidi pour Greenpeace projette jusqu'à 9 millions d'unités solaires au Brésil d'ici 2030 — et 122 millions de tonnes de CO₂ évitées avec les bons mécanismes d'incitation.

Par Maxine Jordan

mai 06, 2016

Transition Énergétique

Selon l'Energy Research Company (EPE), si l'on voulait exploiter pleinement le potentiel de production d'énergie photovoltaïque (PV) au Brésil, il faudrait augmenter le volume d'énergie produit pour répondre à deux fois et demie la consommation intérieure actuelle. Pourtant, l'énergie solaire ne représente actuellement que 0,02 % de la matrice énergétique nationale.

Dans ce contexte, Greenpeace a évalué certaines mesures visant à encourager la microgénération décentralisée et les impacts que chacune d'entre elles aurait sur la réalité brésilienne. Parmi ces mesures figurent la possibilité d'utiliser le FGTS pour l'achat de systèmes PV, l'exonération de l'ICMS sur les taxes générées, des valeurs IPTU plus faibles pour les foyers équipés de systèmes PV et des exonérations des taxes à l'importation, PIS/COFINS et IPI sur les composants du système, entre autres.

Les analyses ont ensuite été consolidées en six scénarios différents, pour la période 2015-2030, et réalisées par Mitsidi à la demande de Greenpeace Brésil. Le consultant technique responsable des études est Arthur Cursino, docteur en énergie et directeur technique de Mitsidi, avec le soutien de Msc. Rafael Konzen et Msc. Edgar Perlotti.

Dans le meilleur des scénarios estimés, appelé Meilleur Brésil, l'adoption de mesures plus concrètes pourrait porter le marché à près de 9 millions d'unités solarisées en 2030, ce qui représente 41,4 GWc de puissance installée et 122,2 millions de tonnes d'équivalent CO2 évitées.

L'étude est disponible dans son intégralité sur le site web de Greenpeace.